Session des formateurs anglophones

P. Mark Butlin, Équipe internationale

 

anglophonesLe 10 mars 2013, 25 personnes venues du monde entier se sont réunies pour 90 jours de formation à Rome. Ces personnes venaient de Chine, d’Angleterre, des USA, du Nigeria, d’Inde, d’Australie, de Tanzanie, des Philippines, d’Afrique du Sud et d’Allemagne. Elles appartenaient aux bénédictines, aux cisterciens, aux camaldules, aux sœurs de la congrégation « Grace and Compassion » et à des congrégations missionnaires. Tous souhaitaient en apprendre un peu plus sur le fait d’être un formateur monastique, c'est-à-dire quelqu’un qui aide ceux qui commencent leur parcours monastique afin de mieux comprendre et vivre la vie monastique et son propos.

On pourrait penser qu’il est inutile d’apprendre à des maîtres des novices, des responsables de vocations ou des accompagnateurs pour des jeunes en formation comment accomplir leur travail. Mais lorsqu’on demande à quelqu’un de prendre en main une telle charge, souvent la seule expérience qu’il a est le souvenir de son propre noviciat.

Les parents connaissent bien ce problème. Avoir été un jour un enfant n’est pas une préparation suffisante pour éduquer un nouvel enfant. Aussi que doivent faire les nouveaux parents ? Ils prennent conseil auprès de ceux qui ont été eux-mêmes de bons parents bien expérimentés avant eux (on peut appeler cela « la tradition »). Ils font cela en prenant conseil auprès de professionnels et en lisant les ouvrages qui leur ont été recommandés – eh bien, ainsi font aussi les moines et les moniales. Ils parlent avec d’autres qui se sont trouvés dans une position semblable; c’est en ce sens que ce cours est tout à fait utile pour eux.

Les bons moines et les bonnes moniales pensent qu’ils doivent rester dans leur monastère, mais de cette manière, ils ont peu de chance de rencontrer d’autres moines et moniales de différentes cultures. Certains ressentent la difficulté d’appartenir à une toute récente fondation ; d’autres trouvent qu’ils se développent bien, enracinés dans un univers culturel cohérent mais qui change très vite autour d’eux de telle manière qu’ils ne sont pas à l’aise avec ce contexte. On constate qu’en chaque lieu et pour chaque génération, la manière dont la vie monastique doit se trouver et se prendre en main a son remodelage dans la propre façon de se comprendre, en tenant compte des besoins de l’Église pour ne pas être emportée par les puissants courants de ce monde.

Une semaine de formation comprend quelques vingt conférences ou activités avec un intervenant par sujet comme les Pères du désert, le développement humain, l’histoire monastique, le discernement, la lectio divina ou encore apprendre aux autres comment prier.

Des visites son prévues comme à Nursie, lieu de naissance de saint Benoît, à Subiaco et au Mont-Cassin. On célèbre la messe au tombeau de saint Benoît, de saint Pierre et de saint François d’Assise. Lors de la dernière session, les participants se trouvaient sur la place Saint-Pierre pour acclamer le pape François nouvellement élu et concélébrer avec lui le lundi et le jeudi suivant. Quelques communautés monastiques remarquables ont été visitées, anciennes ou nouvelles, pour découvrir comment elles vivaient et quelles étaient leurs motivations.

Une chose est certaine, c’est que le futur du monachisme dépend en grande part de la compétence et de la sagesse de ces hommes et de ces femmes qui font un tel travail à travers le monde entier. Prions pour eux.