Au service des communautés issues de St Benoît, l’AIM devient de plus en plus un lieu de réflexion et d’échanges sur la vie des communautés à travers le monde. Sous l’égide du P. Abbé Primat , Notker Wolf, OSB, des représentants des Ordres cisterciens, de Mère Máire Hickey, OSB, représentant la Communio Internationalis Benedictinarum, des Présidents et des délégués des Congrégations bénédictines et cisterciennes, le Conseil annuel de l’AIM met en commun un grand nombre d’expériences vécues et s’interroge sur l’évolution de la vie monastique à notre époque.

Ce travail se prolonge tout au long des années à différents niveaux : le Secrétariat général à Vanves avec Sœur Gisela Happ, OSB, Secrétaire générale ; l’Equipe internationale qui se réunit quatre fois par an avec des moines et des .moniales connaissant de près la situation des monastères sur les différents continents ; le Comité exécutif délégué par le Conseil pour décider des finances à accorder aux requêtes reçues et pour traiter d’autres domaines qui lui sont confiés ; la Commission de formation ; le Bulletin en anglais, en français en espagnol, en italien et en allemand ; les Centres nationaux de l’AIM, celui d’Erie aux USA et ceux qui sont établis en Europe ; les Centres financiers. Cet ensemble de connaissance de la vie des monastères, des services rendus, de solidarité humaine et financière, de réflexion sur le présent et l’avenir fait de l’AIM un lieu privilégié d’expériences qui peut apporter sa contribution dans une réflexion sur le thème de la « globalisation ». En outre, par le biais d’une ONG et avec l’aide d’organismes privés et internationaux, l’AIM soutient aussi des projets de développement des populations environnant les monastères.

Il y a quatre ans, au dernier Congrès, le rapport de l’AIM mettait en valeur l’extraordinaire expansion des monastères dans le monde, surtout à partir de la deuxième moitié du XXème siècle. En 2004, plus de 400 communautés nouvelles ! Ces nouveaux territoires monastiques sont chacun une grâce divine. Comme l’exprime un rabbin : « Hélàs ! Hélàs ! le monde est tout entier plein de mystères grandioses et de lumières fascinantes, que l’être humain se cache à soi-même avec sa petite main ». Cette année, dans le cadre de la globalisation, outre les points soulignants le développement de l’AIM, ce sont les principaux soucis rencontrés par les communautés qui seront mis en évidence. Voici les sujets abordés ; plusieurs sont développés dans les documents annexes que vous avez reçus.

I. Les statuts de l’AIM ;
II. Les nouvelles fondations ;
III. L’étude approfondie de plusieurs régions et pays ;
IV. La vie des communautés et l’AIM ;
V. Les requêtes et les finances de l’AIM ;
VI. La formation, le Bulletin et le site Internet ;
VII L’AIM, l’ONG « Alliance pour un développement durable », relations avec d’autres organismes internationaux.

I. LES STATUTS DE l’AIM

A la demande du P. Abbé Primat, les statuts ont été revus par l’Equipe internationale de l’AIM, soumis au P.Abbé Richard Yeo, OSB et au P. Achille Mestre, OSB. Ils ont été approuvés par le Conseil de l’AIM à Bruges en juin 2004 (cf. Annexe I). L’organigramme (Annexe II) ci-joint rend compte des responsabilités de chacun et du service de l’AIM. Les dépliants qui vous sont remis résument l’essentiel du service de l’AIM.
• L’Alliance Inter-Monastère a pour objet de favoriser le développement humain, culturel et religieux des communautés monastiques et des populations qui les entourent.

II. LES NOUVELLES FONDATIONS

Vous trouverez dans le premier numéro de chaque année du Bulletin de l’AIM une présentation de ces fondations rédigée par le P. Jacques Côté, OSB. L’évolution des quatre dernières années montre que de nouvelles fondations ne cessent de naître, au rythme de six par an si on inclut l’Europe. Ces fondations se répartissent de façon égale entre les femmes et les hommes et entre les continents (Afrique, Amérique latine, Asie, Europe). Elles se font à l’intérieur même du continent. (Annexe III)

III. ÉTUDES APPROFONDIES DES RÉGIONS ET DES PAYS

Les membres de l’Equipe internationale, connaissant les monastères de leur région, ont mené des enquêtes plus approfondies concernant la localisation des communautés, le nombre de profès, prêtres, triennaux, novices, la formation reçue et les questions propres à une région déterminée. Ces études ont concerné :
• En Asie : l’Inde, les Philippines et le Vietnam ;
• En Afrique : l’Afrique de l’Ouest francophone, le Nigeria, l’Afrique centrale;
• En Amérique latine : la Colombie, le Mexique, le Venezuela.

Des études sont en cours sur l’Amérique Centrale et les Caraïbes, le Brésil, l’Afrique de l’Est, la Corée et le Japon.


IV. LA VIE DES COMMUNAUTÉS ET L’AIM

Une Alliance croissante, toujours active : Tant d’échanges réciproques relient les communautés entre elles et les enrichissent mutuellement, de l’Orient à l’Occident, des régions septentrionales aux plus méridionales. Ce sont des expériences de vie, plus encore des hommes et des femmes habités par la tradition bénédictine, inscrite dans une culture déterminée, qui jettent des passerelles et des ponts entre les cultures, les religions et les continents. La vie monastique ne cesse de s’enrichir de ces nouveaux visages monastiques, tous différents, tous unis par la même sagesse de vie millénaire. Dans cette mondialisation, les monastères ont leur solidarité propre face à tant d’interrogations, leur joie et leur espérance.
• La Communio Internationalis Benedictinarum (CIB) est soutenue par l’AIM pour le financement de ses rencontres.
• L’AIM a suscité la création d’une Alliance des Monastères en Angola (AMA) regroupant les sœurs, les moniales et les moines bénédictins et cisterciens du pays.
• L’AIM est invitée aux réunions du Dialogue Interreligieux Monastique. Nous verrons plus loin, au point VII, que de nouvelles perspectives s’ouvrent entre les religions en ce qui concerne le développement des peuples.

L’AIM a soutenu de nombreuses rencontres, sessions de formation, publications. Des cours de formation ont été encouragés à tous les niveaux.
• Monastic Formators Program, à Rome : trois sessions, comptant 83 participants sur les trois premières années ont été organisées, notamment par le P. Mark Butlin, OSB, de l’AIM. Vingt pays y sont représentés et le résultat s’avère très positif. Ce projet a demandé quatre ans de préparation.
• Saint-Anselme : des bourses ont été attribuées par l’AIM.
• La CIMBRA a préparé des cours de formation ; l’ABECCA a organisé une session sur la maturité affective dans la vie monastique ; l’EMLA poursuit la relecture de la Règle bénédictine.
• L’Union Bénédictine de Colombie et du Venezuela (Union Benedictina Bolivariana) a été aidée ainsi que des cours à Humocaro au Venezuela.
• Des publications sont soutenues financièrement par l’AIM ainsi que de nombreuses souscriptions d’abonnements (700 environ).
• Au Nigeria, une entraide exceptionnelle existe entre les monastères, surtout en ce qui concerne la formation. Des cours par correspondance sont très suivis. Ils sont organisés en Grande Bretagne par le « Benedictine Study and Art Centre » de l’abbaye d’Ealing.
• En Afrique de l’Ouest, depuis quatre ans, les monastères bénéficient de nouvelles structures de formation, comme Mater Christi, Institut fondé pour la formation religieuse à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso. La formation des formateurs est particulièrement soignée. Les monastères y participent pleinement.
• En Tanzanie, des programmes de formation ont été mis en place pour les congrégations bénédictines locales, Congrégation de Ste Agnès ( Chipole, Imiliawa) et celle d’ Our Lady Help of Christians (Ndanda); ces formations sont soutenues notablement par les Bénédictines des Etats-Unis et celles de l’Australie.
• En Inde, l’Indian Sri Lanka Benedictine Federation est une des associations monastiques les plus anciennes d’Asie. Elle comptait, en 2002, 25 ans d’existence. Le monastère de Kappadu au Kerala s’est doté d’une merveilleuse église pour sa liturgie syro-malabare.
• La Congrégation de Ste Lioba et celle de Grace of Compassion en Inde, témoignent de la présence active des femmes indiennes dans des œuvres sociales, écoles et hôpitaux.

Les monastères, l’économie, la vie de la société. La conjoncture économique de nombreux pays exerce une forte influence sur l’économie des monastères, accentue l’écart entre les pays riches et pauvres, contribue à une plus grande précarité financière. Le pouvoir d’achat baisse et l’AIM est bien souvent sollicitée
• En Argentine, les monastères ont développé un travail d’artisanat. La vente des produits a baissé à cause de l’inflation financière et de la pauvreté croissante. D’autres activités ont été arrêtées, telle la restauration de livres au monastère San Augustin.
• En Haïti, l’économie du pays s’est effondrée ; le monastère Morne St Benoît a transformé ses activités et s’est tourné vers l’informatique.
• En Afrique, de façon générale, bien des monastères parviennent difficilement à subvenir à leur quotidien. L’AIM a financé une session de cellérier en Afrique de l’Ouest en 2002 et une autre sur l’économie pour les monastères de la République Démocratique du Congo en 2003.
• En Ethiopie, suite à la guerre civile, les monastères cisterciens qui avaient leur centre de formation théologique en Erythrée se sont repliés sur Addis-Abeba..

Les situations d’urgence. L’AIM est attentive aux situations d’urgence créées par des cataclysmes naturels ( inondations, tremblements de terre, éruptions volcaniques) des accidents ( incendies, chauve-souris…)
• A São Cristovão, au Brésil, un monastère a été complètement détruit et déclaré insalubre à la suite d’une invasion de chauves-souris. L’AIM a pu solliciter différentes associations qui ont permis la reconstruction du monastère.
• A Vigan, aux Philippines, le monastère et l’église des moniales ont été en grande partie détruit par le feu. L’AIM est parmi ceux qui rassemblent de quoi les aider.
• A Goma, une éruption de lave du Nyiragongo a détruit en grande partie la ville ; la lave s’est arrêtée devant l’école des Bernardines…

L’expérience des monastères dans les pays en guerre. Tant de souffrances, de malheur et de soucis pour les populations et les monastères proviennent de pays en guerre.
• En Israël, les communautés portent le poids des conflits armés, le monastère des bénédictines de Bethléem en particulier
• La Colombie a connu 50 ans de guerre civile. Les Bénédictins, surtout à Guatapé et à Envigado, travaillent pour la pacification du pays et les monastères reçoivent une grande affluence de visiteurs.
• A Bouaké (Côte d’Ivoire), des conflits armés ont amenés les moniales et les moines à quitter leur monastère pour y revenir ensuite et soutenir la vie des habitants des alentours.
• Dans la région des grands lacs, en République Démocratique du Congo, au Rwanda, au Zimbabwe des problèmes d’insécurité se posent. En Angola, suite à la cessation des hostilités, les monastères reprennent vie et contribuent au développement de la population locale.
• A Tororo en Uganda, des réfugiés du Nord ont été hébergés par les moniales.
• A Madagascar , le monastère de Joffreville a hébergé des réfugiés et la prieure s’est opposé à ce que les militaires gardent le monastère. « Pas un fusil ici, s’écrie Mère Charles, c’est Dieu qui garde le monastère ».

L’insécurité ressentie en différents lieux monastiques. Plusieurs monastères s’adressent à l’AIM pour se protéger des vols et de dangers environnants. Nous avons ainsi contribué à construire des murs d’enceinte qui commencent, dans leur longueur, à concurrencer la grande muraille de Chine !
• Amérique Centrale, Bénin, Ethiopie, Inde, Taiwan, Vietnam…

Le choix des supérieurs pose bien des questions. L’évolution des mentalités, la succession des générations, la formation des novices, et parfois l’absence de vocations nouvelles, engendrent de nouveaux défis pour les communautés et ceux-ci se portent sur les supérieurs. En Afrique, mais aussi ailleurs, le pouvoir des Anciens outrepasse souvent ce qui est prescrit dans la Règle bénédictine. Les nouvelles générations s’intègrent péniblement dans ces situations ; le choix des supérieurs n’est guère aisé. Les questions ethniques sont d’autant plus présentes dans une communauté lorsque celles-ci suscitent des affrontements à l’extérieur.
• L’AIM reste présent à ces questions dans plusieurs monastères africains ; elle porte aussi le souci des deux sœurs rwandaises de Sovu, condamnées pour génocide, emprisonnées en Belgique.
• Les Trappistes organisent à Rome des sessions pour les nouveaux supérieurs.

Vocation et « E-generation ». La réunion des monastères de l’Asie du Sud-Est et de l’Océanie (BEAO) a récemment abordé la place des jeunes appelés la E-generation (Electronic). Deux pôles sont mis en valeur : la réalité virtuelle du monde contemporain et l’authenticité du témoignage monastique. « La formation, c’est l’avenir.»

L’AIM est membre de la commission de la Chine.

V. LES REQUÊTES ET LES FINANCES DE L’AIM.

La liste des requêtes s’est considérablement développée ces quatre dernières années. Les requêtes qui atteignaient la cinquantaine, ont grimpé à 86 en juin 2003. Elles sont au nombre de 79 en ce mois de juin 2004. Parallèlement, les montants des demandes ont presque triplé.

L’économie de nos monastères est forcément dépendante de celui des pays dans lesquels ils se développent. En Amérique latine, en Afrique et en Asie, le produit national brut des pays est souvent très bas et le pouvoir d’achat faible. En Europe, les réalités économiques stagnent, le taux de chômage est élevé et la population se plaint malgré tout, car elle ressent combien sa prospérité est menacée. En ce qui concerne l’AIM, il y a lieu de noter les points suivants :
• L’augmentation des dons reçus : 437.327 € en 1999/2000 1.171.836,49 € en 2003/2004.
• Les dons distribués ………… 423.076 € en 1999/2000; 1.121.912,99 € en 2003/2004.

Aux Etats-Unis, les recettes de l’AIM-USA ont diminuées ces quatre dernières années passant de 309.028 € à 247.478 € en 2002/2003. Les montants distribués sont passés de 218.849 € à 145.635,08 €.

De surcroît, chaque année les dons que les monastères versent à l’AIM régressent et le service financier rendu par l’AIM bénéficie actuellement de subsides venus d’organismes privés et grâce à un don régulier qui est octroyé par un fonds de l’abbaye de Scourmont.(OCSO). Tout en remerciant les communautés monastiques pour leurs dons, l’AIM invitent avec insistance les communautés monastiques à une plus grande solidarité.

Les graphiques présentés en annexe illustrent la relation entre les demandes de subsides et les montants octroyés depuis novembre 2001 jusqu’à juin 2004. (Annexe IV) Les dons accordés se répartissent selon les secteurs suivants :
• Les rencontres et les sessions qui sont organisées sur les différents continents ;
• La formation au sens large, comprenant notamment un subside à des publications monastiques (Argentine, Brésil, Inde etc…).
• Les nécessités des monastères (gagne-pain, constructions, aménagements, activités) ;
• Le soutien aux populations environnantes qui est alimenté principalement par les finances des organismes sollicités et non pas directement par les monastères !

VI. LA FORMATION, LE BULLETIN ET LE SITE INTERNET.

La Commission de formation de l’AIM se réunit une fois l’an, mais la plupart de ses membres ont des activités durant toute l’année dans le domaine de la formation.. Elle s’est posé trois objectifs majeurs : le recensement des différents centres de formation humaine, théologique et monastique à travers le monde, une réflexion globale sur la formation monastique et des suggestions concrètes alimentant les sujets abordés dans le Bulletin de l’AIM.
• Une banque de données sur les lieux de formation est en cours de réalisation. Elle pourra être utilisée avec profit par des moines et des moniales de tous les continents, y compris l’Europe et l’Amérique.
• Une réflexion sur l’ensemble des éléments qui concourent à une formation monastique et pas seulement aux études, s’est développée pour encourager une formation englobante et intégrée. La Commission a examiné les contextes tout à fait nouveaux dans lesquels doit se réaliser la formation, par suite des changements culturels, des situations de guerre ou d’extrême pauvreté, par exemple
• Les textes patristiques en français fondamental (Collection Témoins du Christ) sont peu à peu mis à la disposition de tous sur le site patristique : www.patristique.org par Soeur Véronique Dupont, OSB. .

Le Bulletin de l’AIM dont l’animatrice, Mère Lazare de Seilhac, OSB, s’est progressivement retirée, cherche peu à peu à restructurer son organisation. Le Président de l’AIM, Directeur de la Publication, travaille avec un comité de rédaction international. La coordination est faite par Sœur Marie-Pascale Dran, présentement à la maison Généralice des Trappistes à Rome. Soeur Christine Conrath, OSB, est la secrétaire de rédaction. Soeur Hilda Wood,OSB continue inlassablement son travail pour l’édition anglophone, Soeur Ernestina Alvarez, OSB de Leon a repris la succession de Sr Asunta d’Oviedo, décédée, pour l’édition hispanophone et Soeur Claude Deutsch, OSB œuvre pour l’édition francophone. Le président de l’AIM est le directeur de rédaction du Bulletin. Relevons encore les nouvelles initiatives prises :
• Le P. Cyrill Schäffer, OSB, St Ottilien, a lancé un nouveau Bulletin de l’AIM en langue allemande. Le premier numéro Allianz für Internationales Mönchtum s’intitule : Mönchtum und Ökologie et compte 24 pages.
• Le P. Jacques Côté, OSB, a le souci de l’Italie et publie trois fois par an depuis 1999 24 pages dans la revue de Noci. Il est Webmaster du site Internet de l’AIM.
• une plus grande collaboration s’effectue avec les Sœurs Bénédicitines d’Erie

Les numéros du Bulletin publiés depuis le dernier Congrès des Abbés sont les suivants :

• 2000 n° 70 : Congrès des Abbés bénédictins – Année jubilaire.
• 2001 n° 71 : Chroniques, Chapitre général de l’Ordre Cistercien…
• 2001 n° 72 : Comment les monastères gagnent leur vie.
• 2001 n° 73 : L’éducation bénédictine.
• 2002 n° 74 La solidarité entre les monastères.
• 2002 n° 75 Chroniques, le cinquantenaire de St Anselme.
• 2002 n° 76 Le bon zèle. Symposium des Bénédictines.
• 2003 n° 77 Le monachisme, présent et avenir.
• 2003 n° 78-79 : Création et environnement.
• 2004 n° 80-81 Le Dialogue Interreligieux Monastique

Le site Internet de l’AIM www.aimintl.org donne les adresses des monastères souvent accompagnés de photos et reprend les principaux articles du Bulletin en cinq langues. Quelques informations sont communiquées.

VII. AIM, ONG, ORGANISMES INTERNATIONAUX.

Nous avons vu que l’AIM a pu augmenter son soutien aux requêtes qui lui sont soumises concernant la formation, les projets des monastères et le développement des populations environnantes. Les sources de fonds se répartissent globalement sur plusieurs niveaux :
• Les dons accordés par les monastères et les centres nationaux de l’AIM (AIM-USA à Erie, l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Canada, la France, l’Irlande, les Pays-Bas, la Suisse…
• Les Amis de l’AIM , la Fondation des Monastères et des institutions privées en France et aux Pays-Bas nous sont d’un grand secours.
• L’AIM a créé une ONG qui porte le nom d’ADD : Alliance pour un Développement Durable. Fondée en Belgique, cette ONG a déjà reçu des dons du gouvernement belge et a soutenu des projets en Inde et en Afrique. Nous espérions beaucoup de l’Union Européenne. Jusqu’à présent, aucune aide n’a été obtenue de ce côté.
• Des organismes connus comme les Œuvres pontificales missionnaires (OPM), Adveniat, Misereor, Missio, Miva et d’autres encore, de façon plus occasionnelle.
• Récemment, j’ai été invité, au nom de l’AIM, à participer à une rencontre des Religions organisées par l’Alliance pour les Religions et la Conservation de la Nature (ARC) sous le patronage du Patriarcat de Constantinople. Le principe est le suivant : une meilleure entraide entre toutes les religions pour la préservation de la nature, terre, eaux, forêts, plantes médicinales. Ces nouvelles formes de collaboration sont soutenues par la Banque Mondiale et de puissantes ONG. L’AIM, dans la mesure où elle participe à ces associations, pourraient mieux aider encore les monastères dans leur environnement, en particulier pour les populations qui les entourent (L’Alliance pour les Religions et la Conservation de la nature (ARC) a son origine en 1986 à la rencontre d’Assise lorsque son HRH le Prince Philippe, président du WWF (World Wide Fund for Nature) a invité les représentants des cinq grandes religions et des représentants de la Conservation de la Nature. Ensemble, ils ont exploré ce que les religions pouvaient faire ensemble. De nouvelles institutions apparaissent : International Interfaith Investments (3IG), WWF Network on Conservation and Religion).